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Directement affectés par le trou d'air du crédit fin 2008 et début 2009, les courtiers pensent limiter le recul de leur activité à la faveur de la reprise du crédit
immobilier. C'est dans ce contexte que Meilleurtaux vient de fêter ses dix ans. Avec une prévision de 29,7 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 2009 (contre 39,2 millions un an
plus tôt), le courtier bénéficie d'un ballon d'oxygène. Il vient de confirmer une recapitalisation fin décembre ou début janvier. Sur une production de crédit immobilier estimée à
100 milliards d'euros en 2009 (-20 % par rapport à 2008), Meilleurtaux pense parvenir à 2,75 % de part de marché (contre 2,65 % en 2008). Autre signe encourageant, la hausse
de 30 % du nombre de dossiers déposés entre février et octobre 2009. Les autres enseignes de ce domaine connaissent elles aussi une embellie.
Pour CAFPI, leader du secteur avec 4,5 % de part de marché, le nombre de dossiers " transformés " (crédit effectivement obtenu), en hausse de
15 % entre octobre 2008 et 2009, devrait croître de 20 % sur un an à la fin novembre. Le rattrapage de fin d'année lui permettra presque de maintenir son chiffre d'affaires (60 à
65 millions d'euros en 2009 contre 67 millions en 2008). Empruntis devrait, de son côté, présenter un chiffre d'affaires " un peu inférieur " à l'année précédente
(21 millions d'euros en 2008). A fin novembre, le courtier en ligne prévoit une augmentation de 40 % de dépôts de dossiers en vue d'une acquisition. Même ordre de grandeur pour ACE
(20 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2008) qui revient à des volumes d'activité d'avant crise.
Au-delà de la conjoncture, le métier - qui revendique 20 à 25 % de la production de nouveaux crédits - pense avoir la place de se développer. " En Grande-Bretagne, le taux
d'intermédiation est supérieur à 65 %. Mais la tendance touche aussi les pays latins, avec 40 % en Italie et 50 % en Espagne ",estime Sébastien Conte, directeur au
cabinet Eurogroup. En cause, une crise de confiance entre emprunteurs et banquiers. " Les banques sont perçues comme de simples généralistes face à des petits acteurs spécialisés sur
leur domaine, capables de répondre avec plus d'efficacité ", reprend le consultant. Dans les marchés les plus matures (Pays-Bas et Royaume-Uni), les courtiers poussent leur proposition
autour du conseil et de la prescription. " Attention, toutefois, à trouver le bon équilibre entre approche généraliste et spécialiste, au risque de diluer l'offre et les
compétences ", estime Sébastien Conte.
sources:Lesechos

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