Mardi 21 février 2012
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Sur fond de ralentissement général, le marché de la montagne tire bien son épingle du jeu. Surtout dans les stations de
renommée internationale.
Les vacances de février approchent et avec elles les envies de sports d'hiver. Et, pour une fois, la saison a bien démarré. Depuis Noël, la neige tombe en abondance sur les cimes et promet des
séjours très agréables à ceux qui ne jurent que par les sports de glisse. Et qui envisagent, pourquoi pas, d'acquérir un pied-à-terre dans leur station préférée. De ce point de vue, les
acquéreurs sont loin d'avoir déserté les stations. D'autant que c'est l'occasion de faire d'une pierre deux coups : réaliser un placement « pierre » plus que jamais
« refuge » en ces temps troublés et se faire plaisir. Sans compter quelques économies d'impôt à la clef pour ceux qui investissent en résidence de tourisme. Si le
marché immobilier reste actif malgré la crise, la flambée des prix de l'an passé semble bel
et bien terminée.
Les Trois Vallées en forte baisse
Selon les notaires, en Haute-Savoie, les prix des appartements anciens grimpent de 4,5 % sur un an pour l'ensemble du département mais de 2,4 % seulement en montagne
(2e trimestre 2011). Pour autant, sur la dernière décennie, les valeurs se sont envolées de 95 %.
Même chose pour la Savoie, si ce n'est que les derniers chiffres font état d'une baisse de 2 %. Il est vrai que les studios ont représenté les biens les plus vendus (33 %) dans la
dernière période alors qu'en Haute-Savoie, ce sont les trois pièces qui constituent le gros des ventes. S'agissant de moyennes, ces évolutions cachent d'importantes disparités selon les
stations.
Ainsi, en Savoie, dans les stations du domaine skiable des Trois Vallées, pourtant très prisées (14 % des ventes), les prix ont chuté de 15,1 % sur un an. La Haute Tarentaise
(22 % des ventes), bien qu'en retrait aussi, résiste beaucoup mieux (- 3,2 %), de même que la Maurienne (- 1,7 %). D'autres massifs tirent beaucoup mieux leur épingle
du jeu. C'est le cas de la Haute Maurienne (+ 15,1 %) ou du secteur de Moutiers-Valmorel (+ 13,2 %). En Haute-Savoie, les appartements s'apprécient en moyenne de 2,4 %.
Les chalets ont la cote
Côté chalets anciens, les prix s'envolent littéralement, bondissant de 5,7 % en Savoie et de 6,5 % en Haute-Savoie. Preuve d'une présence accrue de clientèle à hauts revenus, surtout
étrangère, qui préfère plutôt loger ses avoirs dans l'immobilier qu'en Bourse.
Mais, là encore, la hausse varie considérablement d'une station à l'autre. Les prix s'envolent de 11 % dans les Trois Vallées, de 12,8 % dans le Beaufortain mais perdent 9,7 % en
Haute Maurienne. En Haute-Savoie, ils flambent littéralement (+17,1 %).
Le neuf attire toujours
Dans le neuf, la hausse est également d'actualité. Sur l'ensemble de la Savoie, les appartements augmentent de 8,8 % en moyenne mais moins fortement en Haute Tarentaise (6,7 %). En
Haute-Savoie, les opérations neuves prennent en moyenne 10,6 %. L'Isère, qui n'est pas soumise à la demande de la riche clientèle étrangère et attire surtout les Lyonnais et les
Grenoblois, voit ses prix se stabiliser.
Des affaires à faire dans les Pyrénées
Les familles avec enfants apprécient aussi les stations du Jura et des Vosges, où le ski de fond est roi.« Ici, les Parisiens, les acquéreurs Nord Est (Français, Belges, Anglais,
Luxembourgeois...) sont très présents », indique Rémy Mugnier, le patron de l'agence des Arcades à Gérardmer. Quant aux Pyrénées, malgré les reventes massives de propriétaires
espagnols, le marché se maintient car les prix ont parfois beaucoup baissé (10 à 15 %) et attirent les acquéreurs espérant faire des affaires.
COLETTE SABARLY
source: LESECHOS
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