Samedi 26 septembre 2009
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Apport personnel, recours au plan d'épargne logement (PEL), mise en concurrence des banques... Les acquéreurs ont bien compris qu'il fallait explorer plusieurs pistes pour boucler le financement
de leur achat immobilier.
Réalisant tous les deux ans son enquête habitat, notre confrère " De particulier à particulier " (1) dresse un panorama des moyens de financement utilisés
par les Français pour acquérir leur résidence principale ou un bien destiné à la location.
Un gros apport personnel
En deux ans, la part de ceux qui envisagent une acquisition sans le moindre apport personnel chute fortement, de 21 % en 2007 à 8 % en 2009. À l'inverse, la part des candidats à l'achat dont
l'apport personnel représente plus de 60% du financement de leur bien augmente nettement, passant de 17 % en 2007 à 23 % en 2009. Dans 82 % des cas, l'apport personnel provient de
l'épargne.
Mais les candidats à l'achat qui ont constitué leur apport personnel grâce à l'aide familiale sont plus nombreux qu'auparavant, passant de 6 % en 2007 à 10 %
en 2009. Tout comme la part des candidats à l'achat bénéficiant d'un héritage comme apport personnel, qui double en deux ans, passant de 4 à 8 %.
Le recours au PEL
Une majorité de candidats à l'achat a placé ses économies dans un plan d'épargne-logement (58 % en 2009, 55 % en 2007).
Et plus de la moitié des acquéreurs potentiels (52 %) qui ont souscrit un plan d'épargne-logement pensent avoir recours à l'emprunt correspondant, alors qu'ils n'étaient que 26 % en 2007. Il est
vrai qu'à cette époque l'obtention d'un crédit à bas coût était facile et il pouvait être plus intéressant pour les candidats à l'achat de conserver leur plan d'épargne sans l'utiliser pour un
prêt.
Aujourd'hui, l'accès plus restreint au crédit incite les acquéreurs détenteurs d'un plan d'épargne logement à utiliser cette réserve financière pour assouplir
l'obtention du prêt. Par ailleurs, les accédants plus aisés sont moins nombreux à pouvoir bénéficier du prêt à taux 0% : seulement 30 % des futurs accédants ont l'intention d'y recourir, alors qu'ils étaient 45 % en 2007.
En ce qui concerne les autres prêts aidés, 19 % des futurs accédants pensent avoir
recours au prêt 1 % logement, contre 30 % en 2007, et 9 % solliciteront un prêt fonctionnaire, contre 17 % en 2007.
La durée du crédit :
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Durée des prêts
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Pourcentage
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Moins de 5 ans
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7,7%
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De 5 à 1
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13,3%
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De 10 à 15 ans
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22,6%
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De 15 à 20 ans
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25,5%
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De 20 à 25 ans
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25,3%
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Plus de 25 ans
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5,5%
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Les emprunteurs n'hésitent plus à mettre en concurrence les banques
Les candidats à l'achat n'hésitent pas à faire jouer la concurrence entre les banques pour l'obtention de leur prêt immobilier. 78 % d'entre eux vont voir
d'autres banques et/ou un courtier, contre seulement 40 % il y a deux ans.
Les très longues durées de crédit n'ont plus la cote. En 2007, 45 % des emprunteurs souhaitaient souscrire un emprunt sur plus de vingt ans ; ils ne sont plus
que 31 % cette année.
Prévoyant un éventuel futur déménagement (46 % des futurs accédants souhaitent conserver leur futur logement moins de quinze ans), les candidats à l'achat veulent
limiter leur endettement, même s'ils sont contraints pour cela d'augmenter la part de leur apport personnel.
Sans surprise, le taux variable (susceptible de varier à la hausse comme à la baisse
suivant l'évolution du marché du crédit) rebute une très large majorité de candidats à l'achat. 85 % d'entre eux veulent obligatoirement un crédit à taux fixe.
Le montant de l'acquisition
Une majorité de futurs accédants (52 %) envisage d'acheter un bien d'un montant supérieur à 200.000 euros, contre seulement 43 % il y a deux ans. Et 14 % de ceux-ci
envisagent d'acquérir un bien de plus de 400.000 euros, contre 10 % il y a deux ans.
BERNARD LE COURT, Les Echos
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