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Alors que fin 2008 les prévisions des experts immobiliers étaient plus que pessimistes, le réseau d’agences
immobilières Laforêt revient sur les évolutions du marché dans sa note de conjoncture semestrielle du mois de novembre. La panique aidant, les transactions se sont effondrées et les crédits ont
été réduits. Jusqu’à fin mars, les biens mis en vente depuis déjà depuis plusieurs mois ont trouvé preneur, mais les vendeurs se sont faits plus rares, entraînant un assèchement de l’offre.
Courant avril, les amendements à la loi Scellier, les taux d’intérêt bas et la réouverture du robinet des crédits ont permis au marché de repartir. La confiance est revenue en mars et certains y
ont trouvé leur compte en réalisant de « bonnes affaires », grâce à la baisse des prix conjuguée à celle des taux.
Pourtant, malgré la reprise de la demande, les offres de bien n’ont pas été au rendez-vous, les acquéreurs préférant attendre « des jours meilleurs », analyse Laforêt.
Début septembre les vendeurs ont en effet retrouvé la force de négociation qu’ils avaient perdue les 18 mois précédents. Le réseau d’agences immobilières voit deux raisons principales au
« très petit nombre de biens à vendre » : le grippage du marché de l’achat-revente qui voit ses vendeurs rétifs à l’idée de souscrire un prêt relais sans réussir à vendre
leur bien, et le coût élevé d’un déménagement qui fait figure, en période de crise, d’un luxe. « Classiquement les projets naissent dans les cerveaux en l'absence d’inquiétude
et de stress. L’insécurité, réelle ou imaginée, ne favorise pas les rêves », analyse Laforêt. Après avoir baissé de - 7,3 % à la fin août, les prix ont amorcé une remontée compris
entre 1 et 3 %. Cette remontée a surtout bénéficié aux deux-pièces, surface type du primo-accédant. Même phénomène pour les studios qui intéressent davantage les investisseurs. Toutes les régions
ne sont, pour autant pas égales en termes de prix : si l’Ile de France a progressé ces trois derniers mois, Lyon, Toulouse et Bordeaux sont restées stables et Marseille a continué de baisser.
« Le 31 décembre prochain, la baisse réellement enregistrée durant l’année 2009 s'établira aux alentours de 4,4 %, sur la France entière », pronostique Laforêt.
Côté transactions, « Les seuls biens qui font aujourd'hui l'objet de transactions actives sont les appartements et les maisons de petite surface. Leurs acquéreurs se recrutent
principalement parmi les primo-accédants, très motivés pour devenir propriétaires », constate Laforêt. Si la pierre reste une « valeur refuge », d’autant plus pour
les jeunes qui y voient là le moyen de lutter contre la fragilité de l’économie, la hausse du chômage et la morosité de l’économie sont uniquement compensés par le très faible niveau des taux,
moins de 4 %, donc très intéressants pour les acquéreurs. « L’année 2010 ne verra sans doute pas une forte amélioration de la situation en termes de volumes de ventes - le
chiffre de 520 000 ne sera probablement pas dépassé - et les prix resteront stables », prévient Laforêt. La reprise du marché immobilier se fera nécessairement par la reprise de l’économie
qui impliquera le retour de la confiance des acquéreurs. « S’endetter sur 20 ou 25 ans suppose une capacité de confiance en l’avenir, insiste le réseau. Il faudra attendre 2011, voire 2012, pour que l'économie retrouve un rythme de croissance acceptable ».
SOURCES:Challenges

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