FINANCEMENT

Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 10:37



Le niveau des taux fixes a fondu, en particulier au mois de septembre. A 4,10% sur 20 ans, ils retrouvent leur niveau de novembre 2006.


Le constat est sans appel : « Aujourd'hui, la situation des taux est extrêmement favorable aux acheteurs » a résumé Geoffroy Bragadir, fondateur du courtier Empruntis.com en présentant son étude annuelle. C'est presque un euphémisme tant les taux fixes des crédits immobiliers sur 20 ans sont en chute libre : - 1,30 points sur un an, parfois plus. Ils ressortent à 4,10 % en moyenne aujourd'hui contre 5,40 % en octobre 2008, les ramenant aux niveaux de novembre 2006. A titre de comparaison, pour un emprunt de 150.000 euros sur 20 ans, cette baisse permet d'économiser 25.000 euros sur le coût total du crédit.


Le rythme s'est même accéléré, à en croire les autres professionnels du secteur, dont les analyses ont été publiées ces derniers jours. Selon Meilleurtaux, 95% des banques partenaires ont diminué leur taux en septembre, de 0,16% en moyenne. ACE immobilier va même plus loin et parie sur une poursuite de la baisse d'ici la fin de l'année, à condition que les taux de la BCE restent inchangés.


Cette chute est une véritable bouffé d'oxygène pour les emprunteurs qui en ont profité pour réduire la durée de leur crédit. Au deuxième trimestre 2008, elle atteignait près de 22 ans, aujourd'hui elle ressort à 20 ans. Les prêts d'une durée supérieure à 25 ans restent l'exception. « Il faut dire que les banquiers ne souhaitent pas s'engager sur un horizon trop long, même s'ils ont progressivement réintroduit les crédits à 25 ou 30 ans » analyse Cyril Blesson, économiste chez Seeds Finance, une société de conseil en investissements financiers.


Avec des taux fixes aussi bas, les taux variables ne sont guère attractifs, à en croire les simulations réalisées par Empruntis.com. Pour un emprunt de 200.000 euros, le gain sur le coût total du crédit en prenant du variable peut s'élever à 8.446 euros pour un emprunt sur 15 ans (13.905 sur 20 ans), mais à condition que les taux de la BCE restent à 1%. Un scénario peu crédible. Si, au contraire, ils augmentent de 1 point pendant 10 ans avant de revenir au niveau actuel (ce qui est déjà optimiste), la perte par rapport au taux fixe sera de 2.000 euros.


Les particuliers se ruent-ils pour autant dans leur agence pour emprunter ? Certes, selon la Banque de France, les banquiers perçoivent un redressement de la demande de crédit depuis la rentrée. Meilleurtaux.com abonde dans le même sens : « les demandes ont augmenté de 30% sur les 15 premiers jours de septembre par rapport à l'année précédente ». Mais le repli a été tel en 2008-2009 que la demande reste faible. Selon Empruntis.com, le montant des nouveaux crédits devrait tomber à 90 milliards d'euros en 2009, contre un pic de 156,7 milliards en 2007.





Sources:La tribune

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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /Sep /2009 08:32


Apport personnel, recours au plan d'épargne logement (PEL), mise en concurrence des banques... Les acquéreurs ont bien compris qu'il fallait explorer plusieurs pistes pour boucler le financement de leur achat immobilier. 


Réalisant tous les deux ans son enquête habitat, notre confrère " De particulier à particulier " (1) dresse un panorama des moyens de financement utilisés par les Français pour acquérir leur résidence principale ou un bien destiné à la location.

Un gros apport personnel

 


En deux ans, la part de ceux qui envisagent une acquisition sans le moindre apport personnel chute fortement, de 21 % en 2007 à 8 % en 2009. À l'inverse, la part des candidats à l'achat dont l'apport personnel représente plus de 60% du financement de leur bien augmente nettement, passant de 17 % en 2007 à 23 % en 2009. Dans 82 % des cas, l'apport personnel provient de l'épargne.

Mais les candidats à l'achat qui ont constitué leur apport personnel grâce à l'aide familiale sont plus nombreux qu'auparavant, passant de 6 % en 2007 à 10 % en 2009. Tout comme la part des candidats à l'achat bénéficiant d'un héritage comme apport personnel, qui double en deux ans, passant de 4 à 8 %.


Le recours au PEL


Une majorité de candidats à l'achat a placé ses économies dans
un plan d'épargne-logement (58 % en 2009, 55 % en 2007). Et plus de la moitié des acquéreurs potentiels (52 %) qui ont souscrit un plan d'épargne-logement pensent avoir recours à l'emprunt correspondant, alors qu'ils n'étaient que 26 % en 2007. Il est vrai qu'à cette époque l'obtention d'un crédit à bas coût était facile et il pouvait être plus intéressant pour les candidats à l'achat de conserver leur plan d'épargne sans l'utiliser pour un prêt.

Aujourd'hui, l'accès plus restreint au crédit incite les acquéreurs détenteurs d'un plan d'épargne logement à utiliser cette réserve financière pour assouplir l'obtention du prêt. Par ailleurs, les accédants plus aisés sont moins nombreux à pouvoir bénéficier du prêt à taux 0% : seulement 30 % des futurs accédants ont l'intention d'y recourir, alors qu'ils étaient 45 % en 2007.

En ce qui concerne les autres prêts aidés, 19 % des futurs accédants pensent avoir recours au prêt 1 % logement, contre 30 % en 2007, et 9 % solliciteront un prêt fonctionnaire, contre 17 % en 2007.

La durée du crédit :

 

 
 Durée des prêts Pourcentage
Moins de 5 ans 7,7%
De 5 à 1 13,3%
De 10 à 15 ans 22,6%
De 15 à 20 ans 25,5%
De 20 à 25 ans 25,3%
Plus de 25 ans 5,5%

Les emprunteurs n'hésitent plus à mettre en concurrence les banques

Les candidats à l'achat n'hésitent pas à faire jouer la concurrence entre les banques pour l'obtention de leur prêt immobilier. 78 % d'entre eux vont voir d'autres banques et/ou un courtier, contre seulement 40 % il y a deux ans.

Les très longues durées de crédit n'ont plus la cote. En 2007, 45 % des emprunteurs souhaitaient souscrire un emprunt sur plus de vingt ans ; ils ne sont plus que 31 % cette année.

Prévoyant un éventuel futur déménagement (46 % des futurs accédants souhaitent conserver leur futur logement moins de quinze ans), les candidats à l'achat veulent limiter leur endettement, même s'ils sont contraints pour cela d'augmenter la part de leur apport personnel.

Sans surprise, le taux variable (susceptible de varier à la hausse comme à la baisse suivant l'évolution du marché du crédit) rebute une très large majorité de candidats à l'achat. 85 % d'entre eux veulent obligatoirement un crédit à taux fixe.

Le montant de l'acquisition

Une majorité de futurs accédants (52 %) envisage d'acheter un bien d'un montant supérieur à 200.000 euros, contre seulement 43 % il y a deux ans. Et 14 % de ceux-ci envisagent d'acquérir un bien de plus de 400.000 euros, contre 10 % il y a deux ans.


BERNARD  LE COURT, Les Echos
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 10:08

Mon banquier m’a récemment proposé de contracter un prêt in fine adossé à une assurance vie. Il me dit que le prêt est affecté à un investissement locatif, tandis que l’apport que j’ai est par ailleurs placé sur l’assurance vie en question. Je n’ai pas bien saisi l’intérêt de la manoeuvre…

Tout d’abord, il convient de répondre à la question “Un prêt in fine, c’est quoi ?”. Il s’agit dans l’absolu d’un prêt immobilier ou non qui ne fait pas l’objet d’un amortissement, c’est à dire d’un remboursement. On ne paie que les intérêts : si votre taux est de 4 % pour un emprunt de 100 000 €uros, vous ne paierez que 4 000 €uros d’intérêts par an, soit 330 €uros/mois. L’intérêt réside dans le fait que l’équivalent de ce qui aurait du être amorti est injecté tous les mois sur le support d’assurance vie.


Si l’assurance vie avait au départ 30 000 €uros d’apport et que vous l’alimentez tous les mois à hauteur de 300 €uros, vous vous retrouvez au bout de 10 ans (durée générique des prêt in fine) avec un capital conséquent qui aura rapporté plus que le prêt in fine n’aura coûté, à condition que l’assurance vie rapporte plus que 4 % en l’occurrence. le principe, c’est qu’à l’issue du prêt in fine, vous ayez non seulement les capitaux pour le solder, mais qu’il vous reste un capital au moins égal à celui du départ.

L’autre objectif de la manoeuvre est aussi fiscal, car les intérêts du prêt in fine peuvent par exemple être déduits dans le cadre de revenus fonciers tandis que l’amortissement injecté sur l’assurance vie crée une épargne défiscalisée au bout de 8 ans.


Attention tout de même à ce type de montage : il ne faut pas que vous ayez besoin des liquidités de l’assurance vie avant son terme, car elle est généralement nantie pour couviri le prêt in fine. Vous ne pouvez donc y toucher qu’après avoir remboursé le capital du prêt in fine. Des situations de blocages inextricables puevnet ainsi survenir…



SOURCES:SURFINANCES

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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 08:50

Avec la crise, les prix de l'immobilier, qui avaient grimpé de 150 % en dix ans, se sont enfin assagis. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, autre aubaine pour les candidats à l'acquisition, les taux d'intérêt des crédits immobiliers se sont également tassés.

Bonne nouvelle ! Selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, les taux moyens des crédits immobiliers du secteur concurrentiel sont passés de 5,15 % en novembre 2008, au plus fort de la crise financière, à moins de 4 % fin juillet (3,96 % exactement pour une durée moyenne de quinze ans), soit la chute la plus rapide depuis 1993.


L'économie est loin d'être négligeable. Pour un prêt de 100 000 euros sur quinze ans, le gain est d'un peu plus de 10 000 euros sur le coût total de l'emprunt, soit plus de 10 %. D'autant que, depuis l'éclatement de la crise, le gouvernement a multiplié les mesures en faveur des acquéreurs. A cette baisse des taux historique s'ajoute par exemple la déduction des intérêts ou encore, pour ceux qui peuvent en bénéficier, le doublement du prêt à taux zéro (PTZ). Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier en prêt immobilier Cafpi, constate d'ailleurs «une nette progression de la demande de financement à partir du premier trimestre 2009, à la suite de la baisse des taux d'intérêt et des mesures prises par le gouvernement». Cela permet d'améliorer la solvabilité des ménages, d'autant que, dans le même temps, les prix devraient s'assagir. «La baisse des prix se conjugue désormais à des taux plus faibles, de sorte que l'environnement s'améliore considérablement pour les candidats à l'acquisition», confirme un agent immo bilier de la rive gauche à Paris. De plus, les banques qui se montraient plus frileuses, soucieuses de corriger les excès des années de spéculation immobilière, sont aujourd'hui moins sourcilleuses sur les conditions d'octroi des prêts immobiliers. Si bien que «le taux de concrétisation des demandes de prêt revient à peu de choses près au même niveau qu'avant l'explosion de la crise», note Cafpi. Les nouveaux acquéreurs ne sont pas les seuls à pouvoir bénéficier de cette nouvelle donne. Compte tenu de la formidable chute des taux, ceux qui ont souscrit un crédit avant l'automne 2008 peuvent également dans certains cas envisager le rachat de leur prêt. L'opération reste toutefois délicate : «Les banques n'ont pas réellement intérêt à renégocier, il faut donc généralement se tourner vers un autre établissement, ce qui engendre des frais et des pénalités», explique Philippe Taboret.

Sources:Le figaro

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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 13:14


Un arrêté du 4 mai 2009 est venu compléter le cadre législatif de l'obtention du prêt écologique à taux zéro concernant la rénovation thermique des bâtiments. Cet arrêté précise que les conditions dans lesquelles les établissements de crédit pourront distribuer les avances remboursables ne portant pas intérêt pour le financement de travaux de rénovation afin d'améliorer la performance énergétique des logements.
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